A la poursuite du temps

- Moyen de communication : Expression corporelle, mime, danse et chant

- Espace : Circulation entre la Maison Zomachi et le sanctuaire

- Esthétique : Basée sur l’eau et le sable

- Parties présentées : La pénétration et le contact ; la colonisation, l’esclavage, l’abolition de l’esclavage et la décolonisation

 

Le public est assis sous des bâches, de manière bi-frontale pour assister à la représentation qui se déroule de manière circulante, d’un bout à l’autre de la cour de la Maison Zomachi.

On voit un peuple en mouvement, accompagné d’un brouhaha sonore de troc et de marché.

Subitement une sirène de bateau, très forte, résonne / silence / arrêt sur image / regards du peuple au lointain. Le public voit le peuple qui court alors, puis recule soudainement. Apparaît, alors un homme en tenue d’époque, le nez peint en blanc et une valise à la main. (symbolisation de la pénétration coloniale)

L’homme s’arrête devant un mat planté : il ouvre sa valise et en sort plusieurs objets dont un casque colonial et un fusil qu’il attache à la corde du mat. Il les hisse, attachés ensemble, comme un drapeau.

son d’une trompette / garde à vous / salut.

L’homme sort ensuite du fond de la valise des objets qu’il offre comme présents au chef de la communauté visitée et à ses deux adjoints. L’homme au nez blanc maquille les lèvres en blanc des 3 autochtones : ils sont en accord. Débandade et remue-ménage.

Ces derniers s’avancent alors vers le peuple qui fuit, se disperse. (Symbolisation de l’esclavage)

Mouvements dansés : représentation de l’esclavage

Tout se passe dans le silence, lorsque subitement on entend des discussions sonores, inaudibles. On ne comprend pas mais on sent qu’il s’agit d’un débat.

L’homme au nez blanc jaillit, accompagné de 2 autres personnes : tout les membres du peuple approchent et, sans parler, l’homme déchire un grand papier en les regardants : tous sautent de joie. Ils se saluent. L’homme descend les objets du mat et les remet dans la valise

Le peuple met du bleu sur le visage de nez blanc, puis ils mettent mutuellement des couleurs dans un mouvement collectif dansé

Des seaux d’eau sont posés au sol : ils les vident sur eux puis un éclatement dansé les amène à terre. Tous ont leurs corps couverts de sable (c’est une façon d’inventer une mémoire commune)

Cri commun au bout du mouvement puis ils chantent en chœur :

Combien de temps nous faudra t-il encore

Dans nos maisons et dans nos cœurs

Pour que les hommes de la terre se comprennent

Et donnent ensemble ce qu’ils ont de meilleur

Combien de temps nous faudra t-il encore

Combien d’années, combien de jour

Combien de nuits, de saisons et d’aurores,

Pour que ce monde, vive d’amour